
De la SF à saveur de fantasy?
Les jours de l’ombre marque le retour de Francine Pelletier après sa trilogie Le Sable et l’Acier. Depuis, l'auteure à publier d'autres romans pour adultes (aux éditions Alire; voir la critique de Richard Tremblay ici).
Dans Les jours de l'ombre, nous nous trouvons sur Og’umbi et nous suivons Sha’Ema, une pelissière qui fuit son village, car sous son sein gauche se forme un œil. Sur Og’umbi, les êtres humains sont parfois victimes de métamorphoses, résultats de l’héritage génétique des Akae, les êtres-en-changement.
Dans sa fuite, Ema rencontre des artistes ambulants avec qui elle fait un bout de chemin, dont Nosh, l’homme-bête. Elle assiste aussi à des transformations d’hommes en « autre chose ». Elle se retrouve à l’université de Vassilor et par ce fait mêlée à une expédition visant à comprendre les origines de l’homme et de ses transformations…
Francine Pelletier maîtrise l’art d’écrire et nous le prouve avec ce roman mené sans anicroche du début à la fin. Impossible d’arrêter la lecture tant l’histoire coule d’elle-même. Et Pelletier fait montre d’un immense talent pour inventer un monde riche et complexe qu’elle nous fait découvrir en le dévoilant peu à peu.
Ce roman en est un de socio-fiction beaucoup plus que de science-fiction, car la science est très peu présente dans le roman, mais le peuple d’Ema et ses particularités sont bien exposés en cours de route. Pelletier nous offre de belles surprises, grâce à une histoire bien ficelée et des personnages vivants, attachants et complets.
À lire absolument.
Publié le 04 septembre 2009 dans: Littérature québécoise, Science fiction/horreur
Auteur de romans pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Intervenant auprès des enfants et des adolescents, grand amateur de littérature éclatée, du fantastique sous toutes ses formes. Écrit des romans qui carburent à l'action et aux émotions fortes.
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