
De la conservation, en passant part la bibliothèque personnelle parfaite et les édifices en tout genre, le regroupement des livres a été sujet de destruction comme d’émerveillement. Deux auteurs se penchent de façon très différentes sur la question, réussissant par leurs démarches à former un tout qui nourrit à la fois l’imaginaire et l’intellect.
Alberto Manguel se fait remarquer par ces essais qui prennent plutôt la forme d’une longue conversation, nous déversant un puit de connaissance à travers un questionnement bien personnel. Dans ce cas-ci, l’auteur retrace les différentes méthodes d’organisation en bibliothèque, conventionnelles, comme excentriques, afin de pousser plus loin sa propre réflexion sur la disposition des livres dans sa demeure, à travers le temps et l’espace. Si, d’un point de vue historique, Manguel nous laisse parfois sur notre faim, force est d’admettre que l’on en a appris beaucoup sans avoir à faire carburer nos neurones, et que l’on a bien envie, nous aussi, de revoir encore une fois la disposition de nos livres.
Lucien Xavier Polastron se distingue plutôt, dans son essai, par cette idée de parler des bibliothèques et des livres en parlant de leur destruction à travers les autodafés, feux involontaires, guerres et autres cataclysmes pour les lieux de connaissances. On remonte loin dans le temps et puis l’on avance tranquillement vers le temps présent, absorbant beaucoup, mais reprochant parfois à l’essayiste de nous lancer un peu trop de noms et de dates pour un intérêt minimal. Si vous êtes plus conventionnel ou attiré par l’Histoire, ce texte vous conviendra mieux, autrement une bonne dose de “science”, alliée au plaisir de la conversation, plus contemplative, ne fera qu’enrichir encore plus votre savoir.
Publié le 23 février 2010 dans: Autre
On pourrait me nommer assoiffée, ma biographie pourrait être celle de la faim, mais chose certaine ma curiosité est intarissable. Future analyste de tout et de rien. Je lis, donc je suis.
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